Bilum s’offre le Crillon

par Christine Taconnet | 30-03-2012
Mots-clés : bâche | Bilum | Crillon
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La bâche qui cachait la façade du célèbre 5-étoiles pendant sa restauration a atterri chez Bilum, qui en a fait une collection de sacs. Mise en vente imminente.

Difficile de faire plus chic en matière de bâche. Même quand on s’appelle Bilum et qu’on a derrière soi un bel héritage, ces 1300 mètres carrés de toile enduite aux couleurs du Crillon font rêver. Pourtant, ça a été si simple … « Nous avons appelé l’hôtel. En une heure nous étions en contact avec les bons interlocuteurs, qui s’occupaient des engagements de développement durable, raconte Hélène de la Moureyre, fondatrice du fabricant de sacs et accessoires en matériaux recyclés. Notre projet leur a tout de suite plu ».

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Trois modèles de la collection "Crillon"
© DR

Suivent six allers-retours en camionnette, au rythme de la dépose. Et c’est ainsi que l’immense rectangle de nylon et de PVC qui occultait de vilains travaux de restauration n’a pas fini au feu, mais en cabas. Chaque pièce est unique. Quelque 450 sacs et 800 accessoires seront commercialisés à partir du 1er avril dans la boutique du Crillon et sur le site d’e-commerce de Bilum. De l’exclusif abordable, avec des prix pour les trois modèles allant de 25 € à 65 €.

La bouillante Hélène n’en est pas peu fière. Elle est pourtant habituée aux « beaux coups », car Bilum s’est fait un nom en transformant plus d’une bâche d’exception : Agnès B, Le Louvre, Le Grand Palais et son exposition Monet... Autant de grands noms séduits par cette idée toute simple qui ont décidé, contre quelques sacs VIP ou rien du tout, de céder leurs cache-misères et bannières géantes. Bilum a aussi récupéré les rideaux du Prince-de-Galles, autre établissement de luxe, des drapeaux accrochés sur les Champs-Elysées, des affiches d’abribus. « Nous avons une image de transformateurs », résume Hélène de la Moureyre.

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Un sac labellisé Bilum et Crillon
© DR

La jeune femme parvient à repérer les supports emblématiques grâce à un sens aigu du marketing, qui lui vient de l’univers de la pub, son premier métier. Pour le reste, « nous sommes des renifleurs de bâches. C’est parfois moi qui les repère quand je passe à scooter, mais nous avons aussi des tas d’amis ou de clients qui nous appellent pour nous en signaler », s’amuse-t-elle.

Donner une seconde vie aux matériaux délaissés n’est pourtant pas son unique but. Bilum fabrique fièrement en France, de A à Z, et pratique l’économie solidaire. Une entreprise d’insertion sociale passe ainsi chercher les bâches dans les locaux de la marque à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) pour les nettoyer. Un Etablissement d’aide aux handicapés par le travail (ESAT) spécialisé en bagagerie réalise certains modèles. « De la conception à la mise en vente, nos articles font moins de 30 kilomètres », souligne Hélène de la Moureyre. Qui dit mieux ?

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