Chantal Mainguené en 2012 : « Ensemble »

par Eric Lecluyse | 19-01-2012
Mots-clés : Môm’artre
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La fondatrice de Môm’artre - solution de garde innovante, abordable et artistique après l’école – nous invite à lutter contre la morosité. Interview.

Chantal Mainguené
© DR

Qu’est-ce qui vous ferait plaisir en 2012 ?
De voir la courbe de la précarité s’inverser. La montée de la pauvreté est effrayante. On se demande jusqu’où ça peut aller, surtout quand on voit le taux de chômage en Espagne… Forcément, ça donne des gens moroses, malades, déprimés…

Contre quoi comptez-vous lutter en 2012 ?
Contre les comportements moroses et fatalistes de 7 à 77 ans, justement. Pour que ça aille mieux, il faut commencer par soi-même, essayer de ne pas dramatiser quand ce n’est pas nécessaire, aller vers la bonne humeur quand c’est possible… Bref, essayer de privilégier le positif pour ne pas se laisser contaminer. En plus, ça entraine les autres.

Quelle est, à Paris, l’adresse que vous avez envie de soutenir en ce début d’année ?
J’en aurais deux : L’Interloque, la recyclerie rue de Trétaigne dans le 18e (une adresse recommandée par BienBeau, NDLR), et surtout La Commune libre d’Aligre, à côté du marché d’Aligre, un vrai café-restaurant associatif où les habitants cuisinent les uns pour les autres. On y mange pour pas cher avec des gens qu’on ne connaissait pas quelques instants avant. Si on arrive à créer de tels espaces de rencontre, où on fait les choses ensemble, ça contribue à lutter contre la morosité et l’isolement. S’isoler quand on est pauvre c’est une catastrophe. Il faut apprendre à vivre ensemble, et on a encore beaucoup de chemin à parcourir pour y parvenir.

Il y a quelques années Chantal Mainguené se retrouve seule pour élver ses deux filles. Elle prend alors conscience de la complexité de mener de front vie professionnelle épanouie et vie familiale, qui plus est à Paris. Elle fonde alors Môm’artre, solution de garde innovante, abordable et artistique après l’école, une structure qui ouvre ses portes aux familles du 18e en septembre 2001. Môm’artre décide en 2008 d’essaimer sur de nouveaux territoires. Deux autres structures existent désormais à Paris (dans le 20e), et, d’ici septembre, quatre autres devraient apparaître, dans le 12e, le 14e, mais aussi à Nantes et Arles.
www.momartre.com

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