En matière d’alimentation bio, il y a deux écoles, la diététique et la gourmande. Comin Garden tient franchement de la seconde, avec ses quenelles et ravioles en sauce, ses tartes, son plat du jour et ses pâtisseries (on y trouve aussi des salades et des soupes, que les petits mangeurs se rassurent).
C’est le choix d’Edith Bougenault, qui a lancé fin 2011 ce « fastgood » rue Faubourg-Poissonnière, à la limite entre 9e et 10e arrondissement, presque au croisement avec la rue de Paradis. Et dans ce quartier déjà bien pourvu en cantines de qualité (certaines bio, comme Nanashi ou Supernature), elle a déjà trouvé sa clientèle. Normal : le rapport qualité / prix est des plus corrects (6 € la box simple de ravioles ou quenelles, 6 € le sandwich, 4 € la part de tarte, 3 € la petite soupe, 3,50 € l’éclair au chocolat, et il y a un paquet de formules).
A la suite d’un licenciement, cette fan de bonne cuisine, lyonnaise d’origine, a mûri son projet pendant deux ans, inspirée par la restauration rapide premium du genre Exki. Elle sélectionne de bons produits si possible de saison (beaucoup sont bio, comme les ravioles Saint Jean, les quenelles Giraudet, tous les fruits et légumes et même le vin) et mise sur le fait maison.
Bonne ambiance, belles intentions
Le client peut déguster son goûteux plateau dans l’agréable salle, et même emporter chez lui l’un des livres mis à disposition sur les étagères... à condition d’en déposer un autre à la place. Tables en bois, quelques plantes (normal quand on s’appelle Comin Garden), de la lumière : on se pose avec plaisir pour déjeuner sans stresser. Bonus green : les couverts sont en bioplastique (issu de la canne à sucre, c’est déjà mieux que le plastique « pétrolier ») et le tri sélectif est à l’honneur.
Certes, après quelques tests avec des amis journalistes, des critiques se sont fait entendre : des gars ont trouvé les parts de tartes trop frêles, des filles auraient préféré des ravioles moins grasses, et les formules affichées sont jugées peu claires quand on débarque pour la première fois. Quel dommage aussi qu’il n’y ait aucun menu sans bouteille ou canette de boisson, pas terrible pour les nombreux consommateurs éclairés qui préfèrent boire l’eau du robinet. Ces quelques bémols ne ternissent toutefois pas la très bonne impression générale.
On retournera donc avec plaisir dans cette prometteuse cantine. Pendant hiver, le chaud reste à l’honneur. Le froid prendra avec éclat sa revanche au retour des beaux jours, nous promet Edith Bougenault. Et on espère bien voir l’énergique créatrice aller au bout de ses envies en dupliquant le concept ailleurs : tous les Parisiens et toutes les Parisiennes méritent une telle pause biogourmande.











