Et si les sportifs devenaient écolos (et futés) ?

par Eric Lecluyse | 05-05-2011
Mots-clés : Ademe
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Amis sportifs, vous polluez aussi. L’Ademe vous vient en aide en publiant Le Petit manuel du sportif éco-futé. Le début d’un marathon pour faire changer les mentalités…

Drôle de coïncidence : c’est au moment où le monde du football sombre encore plus dans la bêtise avec « l’affaire des quotas » que l’Ademe, en partenariat avec le ministère des Sports, publie son Petit manuel du sportif éco-futé. Les 16 millions de licenciés peuvent y trouver des conseils pour pratiquer leur sport dans le respect de l’environnement. Comment choisir son équipement ? Quel mode de transport privilégier ? Comment faire le plein d’énergie en limitant son bilan carbone ? De multiples aspects sont abordés.

Le guide, mini-format, est illustré de photos réalisées par des bénévoles et des sportifs angevins (qui ont aussi participé à la réalisation de vidéos pédagogiques qui seront mises en ligne très bientôt). Il a bénéficié du dynamisme de l’Ufolep, la première fédération multisports de France, et sera distribué aux licenciés par les fédérations sportives partenaires. Outre l’Ufolep, les plus actives dans le domaine de l’écologie sont les Fédérations de basket, de tennis, « et toutes celles liées à la nature, comme la Fédération de randonnée », note Pierre Galio, de l’Ademe. La Fondation du football, qui dépend de la FFF, est aussi « très dynamique », mais « les clubs pros sont plus en retard que les fédérations ».

Il y a urgence. Par exemple, les équipements sportifs, culturels et de loisirs « consomment chaque année environ 13 TWh, soit plus de 2,3 milllions de tonnes de CO2, l’équivalent des émissions de près de 300 000 Français », note l’Ademe, qui a pour objectif « de travailler localement et sur le long terme sur les pratiques sportives au quotidien ». Déjà investie dans le domaine sportif, l’Ademe a par exemple créé Adere (Autodiagnostic environnemental des responsables d’événements, www.evenementresponsable.org). Cet outil d’évaluation et de limitation de l’impact environnemental d’une manifestation a déjà été utilisé par quelque 400 organisateurs.

Pour autant, sans même parler des fans de sports automobiles qui doivent compter peu d’écolos dans leurs rangs, pas sûr que les sportifs soient prêts à changer leurs habitudes.

« Notre priorité reste les transports, nous confie Pierre Galio, de l’Ademe. Sur les événements, ils représentent 80% des émissions de gaz à effet de serre. Sur le long terme, il faudra aussi que les choses changent dans le fonctionnement même des clubs, sinon l’augmentation du coût de l’énergie pourrait menacer l’existence de certaines compétitions sportives... »

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