Guide express de Guerrilla Gardening

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Les jardiniers clandestins sont dans nos rues. Vous voulez les rejoindre ? Tous nos conseils pour vous lancer, bombe à graines en main.

Le principe de la guérilla jardinière, c’est de cultiver les espaces abandonnés d’autrui (souvent publics). Sur de grands terrains vagues ou les pavés désolés des villes, pour critiquer la propriété ou défendre une autre nature en ville, avec des fleurs ou des légumes : il y a mille raisons et mille façons d’y participer.

1/ Vous hésitez avant de vous lancer

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GuerrillaGardening
Lancer de grenade verte
© DR

-  Plongez-vous dans La guérilla jardinière, de Richard Reynolds, aux Editions Yves Michel (une maison alternative à suivre). Ce livre, paru en 2003 et traduit en 2010, est devenu la bible du mouvement. On y apprend son histoire, ses valeurs, les techniques de confection des bombes à graines, les impératifs naturels à respecter. Car tout ne pousse pas tout de suite et n’importe comment, contrairement à ce que les jardineries de ville peuvent vous laisser croire. Et il faut choisir ses végétaux, car certaines espèces envahissantes sont à proscrire.

-  Jetez un coup d’œil aux photos du site anglophone guerrillagardening.org. Ces fleurs aux carrefours, ces tomates en pied d’arbres, ces bouquets au pied des tours, ça ne vous donne pas envie ?

-  Encore trop timide ? Scrutez ce qui va se mettre en ligne le 1er mai, déclaré International Sunflower Guerrilla Gardening Day. Tous les guerilleros du monde seront sur le pont. Inventivité assurée.

-  Pour une approche artistique, voyez les ateliers qu’a pu proposer Beaubourg autour de son exposition Green Attitude : confection de tags à la mousse végétale, de bombes de graines, initiation au recyclage créatif, au jardinage urbain…

2/ Vous voulez agir seul

-  Pour les semis en actions discrètes, faites vous-même vos bombes à graines en vous inspirant des techniques du japonais Masanobu Fukuoka, un biologiste devenu fermier et défenseur de l’agriculture naturelle. Le must : récupérer les graines de plantes qu’on a soi-même fait germer. On peut aussi, comme les militants parisiens, se fournir auprès d’associations comme Kokopelli, qui se bat pour « préserver le droit de semer librement des semences potagères et céréalières, de variétés anciennes ou modernes, libres de droits et reproductibles ». Trop long ? Optez pour les versions pré-emballées, comme les mélanges de fleurs sauvages ou mellifères de Nova-flore (chez Truffaut) ou les sachets de graines de Nature & Découvertes.

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GuerrillaGardening
Une grenade Seedbom
© DR

-  Pas le courage ? Pour un vrai look de guerrier, le fun en plus, adoptez les Seedboms, les bombes à graines au vrai look de grenades vertes. Une trouvaille tendance, dont même Gwyneth Paltrow est fan. Mais les guérilleros qui se respectent la jugent trop marketing, même si elle est éco-conçue. Plus classique, les paquets de bombes à graines d’Ariès (en magasins bio et chez Satoriz) pour faire pousser bleuets, tournesol, etc.

3/ Vous préférez agir en groupe

-  Pour les puristes, contactez les militants du réseau à Paris (ou dans d’autres villes de France). Contribuez aux repérages en complétant leur carte interactive des terrains abandonnés. Rencontrez-les et partez braver les interdits de planter. La mairie, en fait, a décidé de les tolérer. Mais attention : les friches végétalisées doivent être entretenues pour être efficaces (sans eau, point de verdure).

-  Tenté par une approche plus pédagogique et soutenue par les municipalités ? Voyez ce que Laissons Pousser propose dans votre quartier. L’association "invite les citoyens à semer des fleurs sauvages sur l’espace public et à porter un nouveau regard sur la biodiversité des pavés" à Paris, en banlieue et dans le Centre. Le principe : les mairies distribuent deux sachets de graines aux habitants qui le souhaitent, organisent les semis et le suivi.

-  Envie d’une mini-contribution à la nature en ville ? Apprenez à faire des Potogreens, ces jolis petits jardins en pot suspendus aux méchants poteaux anti-stationnement. C’est l’œuvre de l’association Paris Label, qui prône « l’art urbain, ludique et éco-spontané ». Ils organisent des ateliers et des « insurrections végétales ».

- Proche des Verts ? Les jeunes écologistes d’Ile-de-France se lancent à leur tour dans le semis rebelle, a priori tous les quinze jours.

-  Pour une œuvre unique, à grande échelle, rejoignez les jardiniers clandestins parisiens le dimanche à La ferme du bonheur, à Nanterre. Depuis des années, des bénévoles cultivent grâce à ces fondus de l’agro-poésie urbaine le P.R.E (Parc rural expérimental), l’un des plus grands territoires en friche d’Ile de France, entre La Défense et la Seine. A visiter d’urgence, le béton gagne du terrain.

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