L’Herboristerie de la place Clichy va-t-elle devoir fermer ?

Version imprimable   envoyer l'article par mail title=  facebook  facebook



Une nouvelle législation européenne menacerait la vente des préparations médicinales à base de plantes. Jean-Pierre Raveneau, qui dirige la célèbre Herboristerie de la place Clichy, craint de devoir fermer boutique.

Dans l’esprit, la directive européenne THMPD, qui doit être appliquée au plus tard le 30 avril 2011 dans les Etats membres, est une avancée : elle vise à harmoniser dans l’Union l’emploi de plantes médicinales, afin d’éviter un certain charlatanisme. En pratique, elle risque toutefois de pénaliser certains pros de la médecine par les plantes. Jean-Pierre Raveneau, le pharmacien qui tient l’Herboristerie de la place Clichy, une belle boutique réputée dans toute la capitale et au-delà, craint pour son activité. Il nous explique pourquoi.

Herboristerie de la place de Clichy
© DR

Que change pour vous cette directive ?
Ça change tout, on va sans doute devoir arrêter. Désormais, il faut faire enregistrer les préparations à base de plantes que l’on vend selon un processus qui exige d’évaluer le rapport entre les « bénéfices escomptés » et les « risques potentiels ». Appliquer des principes propres à la chimie à l’herboristerie, qui est au carrefour de l’empirisme et de la science, ça n’a pas de sens. En plus, l’enregistrement de chaque formule peut coûter 70 000 € ! Pour un industriel, c’est envisageable. Mais pour les herboristeries, où l’on réalise de nombreuses préparations magistrales, c’est impossible. On est hors-catégorie mais notre spécificité n’est pas prise en considération : le texte ne parle même pas des herboristes !

Quel est votre interlocuteur sur ce sujet ?
En France, c’est l’Afssaps qui est chargée de mettre en place le cadre européen, vous savez, l’agence qui a renouvelé pendant des années l’autorisation du Mediator... Quand on songe que les plantes médicinales n’ont jamais tué personne, alors que l’allopathie [la médecine usuelle, NDLR] tue chaque année quelque 15 000 personnes pour cause de mauvaise utilisation, c’est aberrant ! Pilules contraceptives, traitement de la ménopause, Vioxx... beaucoup de choses sont occultées ! Au niveau de la toxicité, il n’est pas possible de comparer allopathie et médecine naturelle. Pourtant, des fonctionnaires européens vont décider comme ça que telle ou telle plante est trop toxique pour être prescrite...

C’est ainsi qu’on ne pourra plus utiliser des plantes comme la ficaire ou le berberis, d’après les dernières informations. Les experts européens ont même mis trois ans à admettre que le fenouil est un antispasmodique ! A cette allure, on ne va pas aller loin... Bien sûr, certaines plantes demeurent utilisables, mais il en faut avec des effets thérapeutiques. S’il ne reste que des plantes banales et qu’on ne peut plus faire de préparations, les herboristeries ne servent plus à rien. On va finir par faire des produits anodins avec des plantes dont on sait qu’elles ne sont pas efficaces, comme ce qu’on trouve aujourd’hui sur les marchés ou en gélules dans les pharmacies...

Connaissez-vous d’autres entreprises menacées ?
Les autres herboristeries – il en reste trois ou quatre à Paris et une quinzaine en France- risquent aussi la fermeture. A cause de l’Afssaps, le grossiste de plantes médicinales Cailleau est également menacé : son activité vient d’être interdite [voir ici en PDF, NDLR], cela doit se régler au tribunal administratif. En revanche, l’homéopathie est épargnée par la directive européenne ; cela s’explique peut-être par le fait qu’on ne veut pas aller à l’encontre de Boiron, leader mondial du secteur, tandis que nous n’avons pas de champion de poids en phytothérapie...

Quel recours avez-vous ?
On espère encore que les textes ne seront pas appliqués en l’état au 30 avril, car le cadre n’est pas clair pour beaucoup d’acteurs. Il faudrait autoriser les herboristes à faire des mélanges sans avoir à tout enregistrer. Et on ne parle pas non plus des huiles essentielles dans le texte, pourtant c’est aussi de la phytothérapie. L’huile essentielle, ça peut être dangereux, alors on fait quoi ? Le Syndicat des simples, qui regroupe les producteurs de plantes médicinales, monte au créneau, mais pas sûr que ça puisse faire bouger les choses...

Et si cette directive aboutissait à la reconnaissance de votre métier ?
Depuis 1940, il n’existe plus de diplôme d’herboriste en France. Il n’y a donc plus de législation pour notre secteur, et il faut être pharmacien pour vendre des plantes médicinales. Pour les plantes exotiques ou potentiellement toxiques, il faut en outre la prescription d’un médecin. En 1989, la loi Evin a déremboursé les préparations médicinales (mais pas l’homéopathie dont l’efficacité est pourtant loin d’être prouvée). Il y a un an et demi, on a été contrôlé par la DGCCRF, le ministère de la santé et l’Afssa. Un coup dur, mais finalement il n’y a pas eu de suite. La médecine naturelle devrait être plus répandue en première intention et l’allopathie n’intervenir qu’en recours. Mais la tournure des événements me laisse penser que ce n’est pas ce que souhaitent les autorités, je doute donc que la nouvelle directive européenne aille dans ce sens.

Vous allez vraiment fermer ?
Je continuerai de vendre la ficaire et de faire des préparations, d’une manière ou d’une autre. J’en ai le droit ; en France, un pharmacien a le droit de vendre les plantes médicinales. Mais si on nous l’interdit, oui, on devra fermer ! Ce ne serait pas seulement la mort de l’herboristerie, mais la mort d’une médecine...

Herboristerie de la place de Clichy
87, rue d’Amsterdam
75 008 Paris
Métro : Place de Clichy
www.pharma-concept-fr.biz

28 Messages de forum

  • tout mon soutien 16 février 2011 15:21

    J’apprécie particulièrement cette herboristerie et toutes les personnes qui la tiennent, qui sont patients et donnent de très bons conseils. J’ai d’ailleurs écrit un papier pour la faire découvrir aux amateurs. Je suis de tout coeur avec vous ! Courage !

    Carol Galand, rédactrice en chef de Shi-zen

    Répondre à ce message

    • tout mon soutien également 25 février 2011 14:18, par Chris

      Rien, pour le moment, ne réussit à freiner la corruption et l’avidité de pouvoir croissantes dans notre pays. Les lobbies ont bien travaillé et la vague de fond du retour aux remèdes et modes de vie plus sains et naturels ne fait pas encore assez trembler leurs industries, ou trop peut être. Et la libre concurrence alors ? Il me semble que c’est un droit, même en médecine.
      Il est triste ce combat inégal car au final nous allons être privés de ce qui nous essentiel, à nous qui tentons de vivre mieux, simplement et sainement. On nous prive même de cette liberté là.
      Mais soyons optimistes car leurs poisons, de gré ou de force comme c’est le cas, nous n’en voulons pas et ne les consommerons pas pour autant.
      Bon courage et bonne chance.

      Répondre à ce message

  • L’Herboristerie de la place Clichy va-t-elle devoir fermer ? 17 mars 2011 18:19, par Anonyme (Devoir de réserve)

    Dans cet article, beaucoup de confusions ou imprécisions que ne devrait pas faire un pharmacien.

    Vous êtes d’abord un pharmacien (et non pas un herboriste) et lorsque vous exercez votre art vous engagez votre diplôme et votre responsabilité de pharmacien.

    La phytothérapie c’est de l’allopathie au même titre que l’emploi d’un produit issu de la chimie.
    La phytothérapie n’est pas non plus sans danger (interactions médicamenteuses, mauvais usage, plantes toxiques...). Vous reconnaissez, à juste titre, l’efficacité de certaines plantes mais qui dit efficacité dit risque potentiel.

    La directive européenne s’applique essentiellement aux laboratoires pharmaceutiques. Pour le pharmacien, il peut toujours exécuter des préparations magistrales sur prescription médicale. Les autres relèvent de la réglementation de la préparation officinale (inscription à la pharmacopée ou au formulaire national). Celle-ci, en effet, ne permet plus actuellement de préparer à l’avance des mélanges de plantes puisque, en dehors du mélange dit "Espèces pectorales", aucune préparation n’est inscrite au formulaire national. L’Afssaps s’est saisie du problème et il faut espérer que sous peu les pharmaciens pourront à nouveau, sous certaines conditions, délivrer des mélanges de plantes pour tisanes.

    Les huiles essentielles sont couvertes par le texte européen (article 1er, point 32, concernant les préparations à base de plantes).

    La phytothérapie a également son leader avec les laboratoires Arkopharma mais il est vrai que ceux-ci jouent sur les deux tableaux puisqu’ils vendent aussi bien des médicaments à base de plantes que des compléments alimentaires.
    Le principal danger réside d’ailleurs dans tout ce marché parallèle du complément alimentaire (en particulier sur internet) pour lequel les conditions de qualité ne sont pas garanties.

    Répondre à ce message

    • Non, la phytothérapie n’est pas de l’allopathie ; et les pharmaciens ont bel et bien le droit de vendre des herbes médicinales, surtout depuis que le diplôme d’herboriste a été annulé. On peut d’ailleurs s’interroger sur les raisons qui ont fait que ce diplôme, abrogé par le régime de Vichy, n’aie pas ensuite été rétabli à la Libération. Y avait il déja des fascistes capitalistes dans notre pays ?
      Pour ma part, je pense que cette directive est une folie de plus à mettre au compte de nos chers dirigeants, à plat ventre devant les grands trusts en tous genres.
      Je continuerais pour ma part à me soigner grâce aux plantes, comme ma mère, ma grand mère et mon arrière grand mère l’ont fait avant moi, et je ne suis pas la seule. Quant à ceux qui veulent s’empoisonner avec des substances chimiques synthétisées, grand bien leur fasse. Mais qu’on nous laisse la liberté de nous soigner comme nous le voulons.

      Répondre à ce message

      • L’Herboristerie de la place Clichy va-t-elle devoir fermer ? 18 mars 2011 18:51, par Anonyme (Devoir de réserve)

        Mais si !
        La phytothérapie c’est de l’allopathie (à opposer à l’homéopathie).
        Lorsque vous prenez du saule, les molécules qu’il contient (on parle de principes actifs ou de constituants à effet thérapeutique) agissent de la même façon que l’aspirine fabriquée de façon chimique. Ce sont des molécules qui ont la même structure (dérivés salicylés, de salix, le saule en latin).
        D’ailleurs, les personnes allergiques à l’aspirine seront également allergiques aux préparations à base de saule ou de reine des prés (autre plante à contenir des dérivés salicylés).

        Je suis autant irrité par ceux qui disent que les plantes ne servent à rien et que ce n’est que de la "soupe" que par les charlatans qui proposent de soigner tout et n’importe quoi par les plantes. Il faut savoir raison garder.

        C’est dans les années 80 qu’est apparue en France une réglementation spécifique aux médicaments à base de plantes. A cette époque, les autorités sanitaires ont entrepris une réévaluation complète de tous les médicaments présents sur le marché et qui s’est étalé sur plusieurs années (pour info, le dossier d’AMM comporte 3 parties : qualité, sécurité, efficacité).
        Pour les médicaments à base de plantes, il n’était pas envisageable de se lancer dans des essais cliniques ou toxicologiques d’un coût prohibitif et il est apparu cette notion "d’usage traditionnel" pour des plantes (198) peu ou pas toxiques. Pour ces médicaments à base de plantes (y compris des mélanges pour tisanes), on parle de "dossier allégé" car seule la partie "qualité" est développée (les parties toxicologiques et cliniques ne reposant que sur des études bibliographiques).
        La "qualité" est un point essentiel. Pour toute plante vendue dans le circuit pharmaceutique (encore faut-il que le pharmacien s’approvisionne auprès d’un établissement pharmaceutique), un certain nombre de contrôles de qualité sont obligatoires :
        - identification de la plante (étude botanique et étude chimique)
        - recherche des "impuretés" : eau (en général - de 10% pour une bonne conservation), substances minérales (important pour les racines pour vérifier si elles ont bien été nettoyées), pesticides (teneurs limites à ne pas dépasser), métaux lourds (idem), propreté microbiologique (idem, une plante ne doit pas être un "bouillon de culture"), éléments étrangers (falsifications volontaires ou non, mélange avec une autre plante...), radioactivité (non obligatoire sauf si le besoin s’en fait sentir), aflatoxines (substances cancérigènes produites par des champignons microscopiques), et éventuellement autres essais (recherche de substances potentiellement toxique : exemple de l’iode dans les algues pour lesquelles la teneur est limitée).
        - dosage des principes actifs, si on les connaît

        C’est bien de se soigner avec des plantes mais n’hésitez pas à passer à des médicaments issus de la chimie si nécessaire. D’autant que parmi ceux-là, vous trouverez beaucoup de molécules d’origine naturelle (quinine du quinquina comme antipaludique, taxol de l’if comme anticancéreux, pénicilline produite par des champignons du genre Penicillium comme anti-infectieux, ciclosporine issue également d’un champignon pour éviter le rejet de greffes...).

        N’oubliez pas non plus que les plantes ne sont pas sans danger (belladone, digitale, aconit...) et que sur le marché on trouve tout et n’importe quoi comme dans l’affaire du Stephania survenue en Belgique, mais aussi en France, il y a quelques années :
        Stephania tetrandra est une plante chinoise utilisée pour maigrir. La plante, non toxique, a été confondue avec Aristolochia fangchi (les noms chinois sont très proches). Malheureusement, cette plante contient de l’acide aristolochique extrêmement toxique pour le rein. Plusieurs personnes en furent affectées et durent subirent une greffe de rein. Depuis, la pharmacopée européenne exige une recherche en acide aristolochique pour les plantes chinoises qui risquent d’être confondues avec cet Aristolochia.

        Répondre à ce message

        • Monsieur l’anonyme !
          Vos interventions me laissent l’impression d’un Pro bien formaté par l’école de médecine française Pasteurienne ! Les plantes, c’est la base de notre vie et si vous prenez le temps de regarder ce documentaire sur le CODEX ALIMENTARIUS (http://www.wat.tv/video/codex-alime... ) vous devriez être plus regardant sur ce que vous mangerez tous les jours… De fait nos anciens se sont toujours soignés avec les plantes notamment l’Afrique et la Chine le font toujours avec des tradipraticiens ou des herboristes… Alors pourquoi interdire des préparations maison à base de plantes en France ? Aucun scandale n’est à déplorer du coté des pharmaciens en herboristerie !!! Cette réglementation est absurde nonobstant, qu’en Angleterre, les « herbalist » ont obtenu de poursuivirent leurs activités. Il faut modifier le CSP et permettre à des pharmaciens de se spécialiser dans les plantes et leurs extraits dans le cadre des herboristeries et sous leur responsabilité professionnelle. Quand à vos traitements chimiques je peux vous dire que des complexes d’extraits de plantes peuvent être bien plus efficace et ce sans effets secondaires....C’est ma vérité et mon choix que normalement m’accorde la liberté !

          Répondre à ce message

          • L’Herboristerie de la place Clichy va-t-elle devoir fermer ? 22 mars 2011 01:16, par Anonyme (Devoir de réserve)

            Avez-vous bien lu mon intervention ?
            Ai-je souhaité que l’on interdise l’emploi des plantes médicinales ?
            Bien au contraire.
            Je suis pharmacien de formation mais mon métier est l’enseignement et la recherche sur les plantes d’intérêt thérapeutique (+ d’autres fonctions qui m’obligent à un certain devoir de réserve).
            Auprès de mes étudiants, futurs pharmaciens, je commence toujours mon premier cours par un rappel historique sur l’emploi des substances naturelles, dont les plantes, en commençant par l’Antiquité (et même au-delà).

            C’est justement parce que je souhaite un large emploi des plantes en thérapeutique que je ne veux pas que l’on fasse n’importe quoi et que je garde toujours un oeil critique surtout vis-àvis des dérives de toutes sortes.
            Je souhaite particulièrement que les critères de qualité, évoqués plus haut, soient les plus élevés possible pour les plantes ou les extraits de plantes vendus pour se soigner. Cette qualité est aussi un gage de sécurité et d’efficacité pour l’utilisateur.

            Les plantes c’est de la chimie, les extraits de plantes ce sont des mélanges de molécules.
            Et ces molécules ont des activités pharmacologiques et peuvent se révéler toxiques (comme disait Paracelse : "Tout est poison, rien n’est sans poison, seule la dose fait qu’une chose est poison").
            D’ailleurs, la Pharmacopée Française a dressé à côté de la liste des plantes médicinales utilisées en allopathie, une liste de plantes pour lesquelles le risque est supérieur au bénéfice attendu.

            Quant aux accidents, ils sont malheureusement nombreux (emplois abusifs d’huiles essentielles, mésusages des plantes médicinales sans parler des confusions ou des falsifications volontaires par d’autres plantes). Si on en parle peu, en dehors de la presse spécialisée ou de la littérature scientifique, c’est tout simplement parce qu’ils touchent moins de personnes (car les plantes sont moins utilisées) et qu’ils intéressent moins les medias traditionnels.

            Répondre à ce message

            • Je vous remercie infiniment de vous préoccuper de notre santé, mais à priori il est beaucoups moins dangereux d’utilise les plantes que la chimie ! Voulez vous que nous parlions des effets désastreux des ANTI PARKINSONNIENS dont on se sert aussi pour les HYPER PROLACTINEMIE ? Ou peut - être des castrateurs chimiques utilisés en france pour l’endométriose ? A priori ces derniers n’agissent pas seulement sur la sphère génitale mais à aussi des effets sur les glandes endo et exo que sont le pancréas ? Ou peut - être de l’aspirine dont on n’a jamais compris le fonctionnement ? Ou d’autres antalgiques qu’ils soient d’ailleurs vendus en vente libre ou pas ne change rien puisqu’ils sont hépatotoxique. N’oublions pas que lorsque vous vendez un médicament vous ne pouvez en aucun cas contrôler si l’usager prendra la dose indiquée par le médecin ou la notice, sans oubliez que lorsque sont prescrits bon nombre de médicaments qui ont une incidence sur la COAGULATION peuvent être trés dangereux pour TOUS les usagers du groupe O, qui sont pourtant déficiant en facteur COAGULANT. La liste est longue et la vérité est que les Phamarciens veulent garder le MONOPOLE d’un commerce JUTEUX. C’est fou comme depuis quelques temps vous vous interressez aux PLANTES depuis que les usagers se tournent vers la Phyto. Je veus juste que vous m’expliquiez pourquoi on ne vous entends pas vous exprimez vous LES PHARMACIENS sur le désastre des Antibiotiques , Anti inflammatoire stéroidiens ou pas etc ;; ; Il n’y a plus personne pour nous PROTEGER contre ce danger ? Comme par enchantement ce sont les produits que vous vendez !

              Répondre à ce message

            • evidemment les plantes sont moins utilisées !!! puisqu’il n’y a plus d’herboristes

              les gens essaient de se debrouiller seuls et là ca peu deraper

              mais combien de derapages avec les médocs habituels ??? c’est la meme chose en pire

              Répondre à ce message

            • evidemment les plantes sont moins utilisées !!! puisqu’il n’y a plus d’herboristes

              les gens essaient de se debrouiller seuls et là ca peu deraper

              mais combien de derapages avec les médocs habituels ??? c’est la meme chose en pire

              Répondre à ce message

            • Bonjour,
              Vous allez certainement trouver ma démarche singulière mais en tant que "néophite" j’ai beaucoup de difficultées a trouve un chemin me permetttant d’aider ma fille.
              En effet elle souffre d’endométriose et il semble que des traitements moins chimiques puissent etre abordés.
              Aussi pourriez vous me conseiller dans cette recherche vers la phytotérapie.
              En vous remerciant par avance

              Répondre à ce message

          • je suis quant à moi très surpris du silence quasi TOTAL de tous les médias majeurs, Figaro, Libé, et autres journaux ou chaînes de télévision sur l’interdiction instituée par la nouvelle directive européenne, et ne peux qu’y voir une pression des lobbies intéressés.

            Répondre à ce message

            • Proposons à ces herboristeries de lancer une pétition ?

              Répondre à ce message

              • L’Herboristerie de la place Clichy va-t-elle devoir fermer ? 19 novembre 2013 10:51, par nannotcirka

                Bonjour à tous
                Je trouve désespérant toutes ces directives qui sont données pour rendre l’Homme complètement abêtii.
                Sommes-nous des Majeurs capables de décider pour nous mêmes, ou des zombis alignés devant obéir aux penseurs, dont les conclusions ne sont bonnes que pour les marchands de " merde" ( c’est dans le dictionnaire ). Dans leurs yeux, on voit nettement les courbes de profits s’élancer vers le haut ...
                Courage au Docteur Raveneau qui doit se sentir soutenu par tous ceux qui se considèrent encore comme des Gens capables de faire la différence .
                C’est sûr, les labos voient la santé des patients s’améliorer avec des produits naturels ! Et sans que leur chiffre d’affaires ne progresse . Que n’ont-ils d’autres but que de faire voter au niveau européen un texte visant ces malheureuses herbes ...Et alors, si nous voulons " brouter " du végétal, de quoi s"occupent-ils ?
                Comment se soignaient les anciens ? Et même ceux d’aujourd’hui, luttant contre la mauvaise bouffe, la chimie du soin, les détracteurs de l’homéopatie, et j’en passe.

                Répondre à ce message

          • Lançons une pétition avec l’accord de ces herborites ?

            Répondre à ce message

    • le diplome d’herboriste n’existe plus en france ..ce pharmacien est un gage de sérieux. il a choisit les plantes lui au lieu de vendre des antibiotiques, et autre produits chimiques qui cause des dégats sur lhomme ..
      les plantes comme pour tout soigne et peuvent etre dangereuse comme les aliments que l’on mange ! ce pharmacien est un gage de sérieux par rapport au gens se déclarant heboriste mais qui vont juste du commercial .. je ne comprends pas votre commentaire agressif

      Répondre à ce message

      • L’Herboristerie de la place Clichy va-t-elle devoir fermer ? 10 avril 2011 19:43, par Devoir de réserve

        Où ce pharmacien s’approvisionne-t-il ?
        Les plantes qu’il fournit sont-elles de qualité pharmaceutique telle que je l’ai décrite plus haut ? Cette qualité est-elle constante d’un lot à l’autre ?
        Toutes les plantes qu’il utilise sont-elles sans danger pour la santé ?
        Ce pharmacien fabrique lui-même ses extraits et teintures. Les produits ainsi fabriqués sont-ils stables dans le temps sur le plan chimique ? La qualité microbiologique est-elle constante ? Qu’en est-il de la stabilité des huiles essentielles (certaines se dégradent très vite) ?
        Quels moyens et quels contrôles sont mis en oeuvre par ce pharmacien pour s’assurer de la qualité de ses matières premières et de ses préparations ?

        Beaucoup de plantes médicinales sont plus dangereuses que les aliments, sinon leur vente ne serait pas ainsi réglementée.

        Enfin, il ne sert à rien d’opposer la méchante chimie et la bonne plante car tout est chimie.
        La vie elle-même est née de la chimie.

        Répondre à ce message

        • Mr Devoir de réserve semble être un employé salarié bien formé qui blogue à plein temps pour un lobby chimique cqfd

          Répondre à ce message

          • Je propose que nous lancions une pétition, il suffit d’aller rencontrer les herboristes de les inciter à proposer à chacun de leurs clients à signer cette derniére, ainsi que leur entourage, fesons cela sur toute la france puis contactons les associations des USAGERS de la PHYTO, fesons masse nous pouvons surement porter cela jusqu’au tribunal Européens. Renseignons nous sur les Herboristes en Europe "Belgique, Suisse etc" proposons leurs par le biais des Association de France de lancer eux aussi une petitions. En bref fesons BLOC

            Répondre à ce message

            • L’Herboristerie n’a, pour l’instant, aucun enseignement ni diplôme officiel dans toute l’Europe.
              "Herbalist" en Grande Bretagne et "Heilpraticker" en Allemagne sont des diplômés officiels (3 ans d’études) de l’État leur permettant consultation de patients et rédaction d’ordonnance mais ils ne vendent pas de plantes. Leur diplôme n’est pas valable en France. Ils travaillent généralement en liaison avec un médecin.
              Nous avons en France des "médecins phytothérapeutes" qui se spécialisent à la fin de leurs études dans cette voie.

              Il me semble d’ailleurs, que seule la France avait un enseignement d’Herboristerie. Les examens se passaient sous l’égide de la Faculté de Pharmacie, leur magasin était une "officine de santé", soumise aux mêmes inspecteurs que les pharmaciens.

              J’ai connu de vrais herboristes (Marie-Antoinette Mulot, Tanguy) décédés maintenant. Les plus jeunes ont actuellement dans les 92 ans. Leurs meilleurs successeurs seraient les préparateurs en Pharmacie.

              Répondre à ce message

            • je reponds un peu tard - mais j’espère que cette herboristerie existe toujours et qu’on ne l’a pas empoisonnée !!!

              oui faisons bloc

              Répondre à ce message

  • L’Herboristerie de la place Clichy va-t-elle devoir fermer ? 3 juillet 2011 18:01, par Devoir de réserve

    @Rosy et @Wunder
    Je vous réponds conjointement bien que certaines de mes réponses s’adresseront plutôt à l’un ou à l’autre.
    Je vais peut-être réécrire des choses que j’ai déjà écrites mais à la teneur de vos réponses, je me demande si vous m’avez bien lu.

    Tout d’abord, je ne suis pas appointé par l’industrie pharmaceutique pour intervenir sur les blogs. Je suis, comme je l’ai déjà écrit, enseignant-chercheur à l’université et j’enseigne la pharmacognosie (étude des substances d’origine naturelle ayant un intérêt thérapeutique, leurs sources, leurs modes d’obtention, leurs emplois..., et dont la phytothérapie n’est qu’une branche).
    Si j’ai un devoir de réserve c’est que je suis également expert depuis 10 ans dans des commissions de l’AFSSAPS concernant la qualité des plantes et de leurs préparations pour un usage pharmaceutique. Ma volonté d’y aller a uniquement été poussée par le fait d’oeuvrer pour la santé publique puisque cette action était purement bénévole. Cette action esr maintenant (très) partiellement rémunérée, car depuis4-5 ans, nous touchons "royalement" 67 ans euros lorque nous rédigeons un rapport (j’en écrit 2-3 par an et cela me demande, entre la recherche des articles scientifiques, leur syntèse et la rédaction du rapport, de nombreuses heures de travail).
    Quant aux expertises que je pourrais faire parallèlement pour l’industrie pharmaceutique, je n’en ai fait que 2 an 10 ans, sur une plante bien particulière et pour une commission à laquelle je ne participe pas.

    Ceci étant dit, revenons aux plantes et au médicaments.
    Il faut d’abord comparer ce qui est comparable. Une plante utilisée pour traiter des troubles digestifs sera bien évidemment moins toxique qu’une molécule de synthèse à visée anticancéreuse. A l’inverse, une plante à visée cardiotonique (comme la digitale) sera beaucoup plus toxique qu’un produit comme le paracétamol.
    Ce qui est important pour un médicament, qu’il soit d’origine naturelle ou d’origine chimique, c’est l’évaluation du risque par rapport au bénéfice attendu. D’ailleurs, la pharmacopée française a établi une liste (dite négative) des plantes pour lesquelles les risques sont trop importants par rapport à leur usage traditionnel.
    Quant aux antibiotiques, dont l’usage a effectivement été inconsidéré, il faut rappeler que les premiers d’entre eux, comme les pénicillines, sont d’origine naturelle et ont été isolés de champignons microscopiques du genre Penicillium (dont l’un des représentants, Penicillium roqueforti, est responsable de la jolie moisissure bleue d’un de nos meilleurs fromages).
    Pour les antibiotiques, comme les autres anti-infectieux, leur usage immodéré conduit à l’apparition de résistances chez les organismes qu’ils combattent. C’est pour cela que l’artémisine et ses dérivés (molécule extraites de l’armoise de Chine), utilisée dans le traitement du paludisme et pour laquelle il n’existe encore que peu de résistance du parasite, ne doit être réservée qu’au traitement des cas graves et pas pour le traitement prophylactique du voyageur européen de passage en zone impaludée.

    On ne peut effectivement pas contrôler si le patient prend la bonne dose du médicament qui lui a été prescrite et à bon escient. C’est ce qu’on apelle le mésusage. J’en ai déjà parlé car il existe aussi pour les plantes (exemple des plantes laxatives comme la bourdaine ou le séné dont l’usage immodéré conduit à la "maladie des laxatifs" qui se traduit par une irritation du côlon avec diarrhées, vomissements, perte excessive de potassium et dégradation de l’état général).

    A ceux qui s’étonnent que les grands medias n’aient pas parlé de la directive européenne, il faut savoir (j’ai l’impression de radoter à force de le dire et de le redire) qu’EN AUCUN CAS elle ne modifie la réglementation concernant la vente des plantes médicinales. Il s’agit juste d’un document technique à l’attention des laboratoires commercialisant des médicaments de phytothérapie. Les laboratoires avaient 7 ans pour se mettre en conformité avec cette réglementation, au demeurant peu différente de celle que nous connaissons en France depuis 30 ans.
    Donc un buzz qui a fait pschitt (ou beaucoup de bruit pour rien).

    A part quelques officines spécialisées, la vente des plantes médicinales et des médicaments de phytothérapie ne constitue pas un commerce juteux pour les pharmaciens (en moyenne 3% de leur chiffre d’affaires).
    Je regrette que dans la formation des pharmaciens d’officine, la place de la phytothérapie ne soit pas plus importante mais les programmes d’enseignement sont considérable et on ne peut pas tout mettre. Il existe pourtant, dans le cadre de la formation continue, des diplômes spécialisés en phytothérapie (ouverts aux pharmaciens, préparateurs, médecins, vétérinaires, sages-femmes...) et auxquels participent des universitaires et des professionnels.
    Je ne suis pas à tout crin un défenseur du monopole pharmaceutique et, à titre personnel, ne suis pas opposé à la re-création d’un diplôme d’herboriste.
    Il aurait pour avantage de faire le ménage parmi toutes les pseudo-boutiques qui ont fleuri un peu partout (en particulier sur le net).
    Cela nécessiterait une solide formation de ces futurs herborites (attention aux écoles-bidons où séviraient les ayatollahs de la phytothérapie), un contrôle concernant l’origine des produits vendus (qualité oblige) et une liste des produits autorisés à la vente dans les herboristeries (une telle liste existe déjà pour les pharmacies).

    Désolé d’avoir été si long mais le problème demande suffisamment d’explications pour éviter toute interprétation erronée (pour peu qu’elles soient lues, bien évidemment).

    Répondre à ce message

    • Pourriez-vous, sans vouloir attenter à votre devoir de réserve - je connais - dresser une petite liste de ces produits-plantes hasardeux sinon dangereux ? Par exemple, qu’en est-il des fleurs de Bach

      Répondre à ce message

      • L’Herboristerie de la place Clichy va-t-elle devoir fermer ? 5 novembre 2011 18:18, par Devoir de réserve

        D’après la liste des plantes utilisées, les fleurs de Bach ne présentent pas de toxixité.

        Mais quand on voit les indications :
        Eglantier (dynamisme, entousiasme, envie d’entreprendre)
        Gentiane (combattre le doute et le pessismisme)
        Houx (conseillé aus personnes dévorées par la haine, l’envie, la jalousie) (Attention, les baies sont toxiques)
        Moutarde (idées noires)
        Chêne (pour les bourreaux de travail)
        ...
        Est-on dans le domaine de la santé ou de la "gogothérapie" ?

        Par contre, je n’en sais pas assez pour juger de la qualité de ces produits. En particulier, quel est le moyen qui est utilisé pour les conserver ? Une tisane (obtenue aussi avec de l’eau) ne peut se conserver que 24h au réfrigérateur avant que l’on ne juge que sa propreté microbiologique ne soit plus satisfaisante.
        Contiennent-elles un conservateur ? Si oui, le(s)quel(s) ?

        Répondre à ce message

        • Bonjour Monsieur,
          vos messages sont passionnants à lire et je me rendrais volontiers à vos cours si j’en avais encore l’âge et le temps. Je ne suis pas une défenderesse particulière de la phytothérapie. Je suis plutôt reïki (genre de magnétisme) qui me réussit parfaitement et sans traitement (que ce soit de l’allopathie, homéopathie ou phytothérapie). Mais des troubles du sommeil récurrents, certes guéris par le reïki mais qui doivent encore s’éliminer m’ont obligé à me tourner vers les plantes (les somnifères ayant des effets inverses et désastreux sur moi). Force est de constater que cela a fonctionné mais j’ai peur pour mes reins et j’aimerais savoir si il n’y a pas de risque d’interactions. Pourriez-vous me renseigner je vous prie ? Ce serait fort aimable de votre part. Toutes ces préparations sont en gélules sous le label Naturland et faites de plantes de culture biologique par Phytonature, entreprise belge située à Wavre, près de Namur (www.naturland.be). Je suis moi-même Belge habitant en France depuis 16 ans mais je ne les connais pas, ce qui ne veut pas dire qu’ils sont sérieux ou pas. Je sais juste qu’ils vendent dans beaucoup de magasins bio et dans des parapharmacies ainsi que sur le net.
          Je prends : Passiflore + Escholtzia Californica + Houblon (humulus lupulus) le soir + du fer
          Thé vert+bouleau+queue de cerise+marc de raisin le matin (pour drainer un excès de poids)
          Magnésium + vitamines B6 et B9
          Vitamines + fer + zinc pour perte de cheveux
          Cela semble beaucoup, je vous l’accorde mais sortant d’une longue thérapie de reïki (qui fait sur moi le même effet qu’une profonde psychanalyse en beaucoup mieux), je suis allée puiser au fond de mes réserves et je dois reprendre des forces. Un sommeil réparateur est nécessaire et quelques vitamines également. Quant au fer, des récentes analyses sanguines ont montré un taux très bas qu’il faut combler.
          J’ai trouvé seule ces compléments dans une parapharmacie sur le net. Je ne suis pas allée chercher n’importe quoi de chinois (même si j’ai beaucoup de respect pour la médecine ancestrale chinoise) dans lequel on peut trouver tout et n’importe quoi pour faire de l’argent. Seulement, en pharmacie, les conseils sont trop fortement dirigés par les labos et je n’ai plus confiance même si j’apprécie mon pharmacien. On se heurte de plus en plus à des gens qui n’y connaissent pas grand chose et qui vous "fourgue" n’importe quoi sur lequel ils ont une marge importante.
          Je vous serai très reconnaissante de prendre quelque minute pour me renseigner.
          Je vous remercie.
          Bien cordialement
          Y.R.
          J’ai beaucoup appris de votre commentaire sur la pénicilline car j’y suis allergique comme mon mari et mes enfants (oedème de Quincke). Je ne mangerai plus de champignon ni de roquefort (peu apprécié de toute façon)

          Répondre à ce message

Commenter cet article

 

Suivez BienBeau.fr

  • F
  • T
  • rss

Partagez BienBeau.fr

Abonnez-vous

Chaque semaine découvrez une bien belle adresse testée pour vous et toute notre actu.

 

©BienBeau.fr 2010 | Site propulsé par Spip2Mentions légales