Tokki

10, rue de la Boule Rouge 75009 Paris

Horaires : du lundi au vendredi de 9h00 à 16h00, le samedi de 12h00 à 15h30.

Tél. : : 01 45 23 18 80

Les + :

-  Bon rapport qualité/prix

-  Sur place ou à emporter

-  Brunch le samedi

-  Cours de cuisine

Mini Tokki, toque fine

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Un pied à Paris, l’autre en Asie, ce petit restaurant de quartier joliment rénové sert une cuisine légère et originale aux accents lointains. Sans oublier un peu de bio et de végétarien.

Chez Tokki, vous ne chercherez pas la patronne bien longtemps. Quand elle n’est pas en salle, elle est aux fourneaux dans la pièce du fond, tablier noir ceinturé autour de la taille. Lami Lee y concocte chaque midi d’appétissants mélanges inspirés de la cuisine nippone, de son pays d’origine, la Corée du Sud, et de sa contrée de cœur, la France, où est né son mari.

Des bureaux alentours viennent des actifs fidèles et pressés, dont Lami se fait parfois des amis. Ils - ou plutôt elles - avaient adopté le petit restaurant aux couleurs acidulées des premières années. Quand le décor s’est stylisé et adouci, à l’automne 2012, ils sont revenus agripper une chaise… ou un bout de banc. Ils ont raison : on y respire mieux.

Au menu, des classiques japonais, salades ou soupes en entrée, bentos ou assortiments « tokki-wokki », et toujours beaucoup de poisson. Chaque jour amène sa suggestion, comme ce copieux bœuf bourguignon à la sauce soja, chocolat et curry caramélisé, servi avec raviolis, riz et salade (13,5 euros seul, 16,5 euros en formule avec boisson et dessert).

Le samedi, c’est brunch asiatique avec jus d’orange pressée (22 euros). Sortie sans faim garantie. Et les prix restent abordables, même s’ils peuvent dépasser le budget moyen du midi, avec des menus entre 12 et 18,5 euros.

Lami et ses lubies
Mais Tokki est surtout un restaurant qui surprend. Car Lami Lee, passionnée de cuisine, de culture et d’arts de vivre, aime innover autour d’ingrédients "aux multiples vertus" : le soja, le sésame et le thé vert.

Les habitués ont appris à faire confiance à la cantinière dans sa quête de plats différents. « En cuisine, j’imagine. Je mets du temps à finaliser une recette. J’ai fait tester mon fondant au sésame noir, sans beurre, à des tas de gens avant de le considérer abouti et de l’ajouter à la carte. »

Parfois, Lami a des lubies. Dernière en date : introduire la verdure en dessert. La panna cotta au cresson a fait froncer plus d’un sourcil, mais il a bien fallu l’admettre : c’est très bon. Le petit goût de noisette vanté par la chef est bien là. C’est qu’elle est douée en douceurs, qu’on parle des cakes, de tiramisus ou de crèmes (le blanc-manger, en revanche, nous a laissé de marbre).

Touches de bio
C’est aussi le parti pris diététique du restaurant qui plaît. Peu de gras et de sucres, des légumes, des bouillons, la juste dose de féculents… Il y a une formule minceur le vendredi et un menu detox aux beaux jours.

Et le bio ? Il est là par touches. Le lait l’est, les légumes viennent de l’AMAP de la rue de Romainville. Tous les vendredis, Tokki propose un couscous bio végétarien. Il fait partie des best-sellers.

Pour le reste, « il est difficile pour moi de me revendiquer bio, signale toutefois Lami Lee. Certains ingrédients, comme la sauce soja, que j’utilise beaucoup, sont rares en bio. De même, certains produits asiatiques n’ont pas de labels spécifiques, comparables aux européens. »

Il y a quelques années, les parents de Lami ont acquis des terres en Corée. Son père les cultive de manière naturelle et semi-professionnelle. Il envoie à sa fille des feuilles de sojas, des haricots verts, du sésame, des épices, du piment, qu’elle introduit ensuite dans ses plats. La farine de soja noir vient du potager familial.

Thé vert ou vin rouge
La restauratrice ramène également de son pays natal des breuvages bienfaisants. Des thés classiques et de moins connus, comme le thé au yuzu, un agrume qui sert traditionnellement de remède contre les maladies de l’hiver ou le thé au soba (sarrasin), drainant. Et même des tisanes de bambou ou de marguerites.

Les amateurs de vin ne doivent pas rayer l’adresse pour autant. Car de bonnes bouteilles ont fait leur apparition chez Tokki, grâce aux conseils d’un sommelier, Patrick Poirier, passé par la Maison Blanche (le restaurant de l’avenue Montaigne) et la Tour d’Argent.

Si cet esprit curieux vous attire, venez tester ses cours de cuisine. Vous aurez le choix entre fabriquer des makis et sushis « revisités avec du sésame » et participer à un atelier desserts pour enfants et adultes. Tentant.

C'est une bien belle adresse parce que...

C’est l’anti sushis rapides. La devanture, qui signale un simple restaurant japonais, est trompeuse. Il faudrait ajouter « créatif » et « goûtu ». Les téméraires partent à la découverte de saveurs méconnues et d’associations surprenantes. Les palais casaniers se rabattent sur des classiques nippons légèrement revisités.

Il y a du bio et du sain. Les menus pour tous sont nourrissants et équilibrés. S’ajoutent une option végétarienne et sans lactose quotidienne, un couscous bio ou un menu minceur le vendredi, un menu détox aux beaux jours. Le tout arrosé de thés variés.

Le décor est réussi. Les meubles en bois brut, les murs gris et terre de sienne, les drôles d’ampoules boules pour l’éclairage donne à Tokki un air rustique moderne et paisible. De larges baies vitrées offrent une agréable vue sur la rue de la Boule Rouge.

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