Nanashi

31, rue de Paradis 75010 Paris
Métro Poissonnière ou Gare de l’Est
www.31ruedeparadis.com et page Facebook

Horaires :
du mardi au samedi de 11h à minuit. Dimanche et lundi de 11h à 18h.

Téléphone :
01 40 22 05 55

E-mail :
mail@nanashi.fr

Les + :

Cuisine nature inspirée

Grande salle apaisante

Service radieux

Animations épisodiques

Coin épicerie

Nanashi : gentils bentos pour Parigots

par Eric Lecluyse | 24-03-2011
Mots-clés : Kaori Endo | La Clique | Nanashi
Version imprimable   envoyer l'article par mail title=  facebook  facebook

C’est la plus hype des cantines bio de Paris, la plus authentiquement japonaise aussi, même si on y propose des bentos... parisiens.

Au commencement fut le gros buzz… Début 2010, on entendit dire que « Lionel de la Clique » (Le Baron, Le Paris Paris, l’hôtel Amour, La Fidélité, etc.) allait ouvrir un nouveau lieu dans le 10e. Il s’appellerait Phantom of The Paradise (rapport à l’adresse, 31, rue de Paradis) et on viendrait de loin pour se retourner la tête dans ce « road bar rock’n’roll ». Mais en fait, pas du tout. Fin 2010, on découvre qu’il s’agit d’une spacieuse cantine de quartier et qu’elle s’appelle Nanashi (ce qui n’est pas moins original : cela signifie « pas de nom » en japonais). Le plus important, finalement, c’est qu’on y mange bien et bio dans un joyeux décor coloré. Moins show-off, mais pas moins plaisant.

Les fausses pistes du départ étaient-elles distillées volontairement ? « Pas du tout », assure Kaori Endo, débauchée de Rose Bakery par « la Clique » pour « développer la proposition culinaire ». « Avant même le lancement officiel de novembre, alors qu’on était en rodage, on se cherchait toujours un nom, se souvient-elle. Lionel avait lancé l’idée de Phantom of The Paradise mais rien n’était décidé, et finalement on a choisi Nanashi. C’est vrai qu’on songeait à des soirées, à des événements, mais on a vite vu qu’assurer côté resto c’était déjà bien, qu’on n’avait pas le temps pour d’autres choses ».

Le buzz est maintenant digéré, et la clientèle (tendance hype décontractée) a adopté les « bentos parisiens » de Nanashi (15 €, à base de viande, de poisson, ou végétarien, façon « tofu burger »). Servis sur un petit plateau par un personnel adorable, ils sont vraiment succulents, et tant pis si les portions ne sont pas énormes.

Mais c’est quoi, au fait, un « bento parisien » ? « C’est le principe du bento, le repas complet à emporter des Japonais, que je connais bien puisque je suis 100% Japonaise, mais adapté à la France, raconte Kaori. Au Japon, il y a du riz, des légumes et des protéines. Ici, on peut remplacer le riz par des céréales riches en minéraux, on ajoute des légumes bio et, du coup, on n’a besoin que de peu de poisson ou de viande. » A côté des bentos, le menu affiché au mur propose des plats « petite faim » à 6 € ou des spécialités à 17 €, comme le chrirashi saumon ou le don de boeuf (ce n’est pas donné, il est vrai). « La carte est courte mais sans être dictatoriale, ce n’est pas non plus le menu unique », note Kaori Endo. Le point commun entre tous les plats ? Une certaine humilité. « On ne cuisine pas de manière démonstrative. Je dis aux filles en cuisine – il y a une majorité de Japonaises- de travailler de manière gentille, comme à la maison, de ne pas essayer de faire cuisine française mais de regarder et sentir les plats. »

Le bento cartonne (« Ça marche même à emporter, c’est drôle de voir des Français venir chercher leur bento le midi ! »), tout comme les pâtisseries de Kumiko Kawusaki : tarte au crumble, fondant chocolat yuzu, cake matcha framboise chocolat blanc, tarte café liégeois... « C’est moins healthy, admet Kaori Endo, mais les clients adorent. » Ils sont aussi de plus en plus nombreux à participer aux événements maison : à défaut d’ambiances rock, il y a des ateliers pour enfants, des opérations spéciales pour soutenir le Japon (« Il faut continuer », insiste Kaori Endo) ou encore une heure de musique dans le noir à l’occasion de l’Earth Hour du WWF, avec Greenkiss. Pour être tenu au parfum, il suffit d’aller sur la page Facebook.

Kaori Endo a en tête de nouveaux projets dans l’édition (après quelques recueils remarqués, dont un réalisé récemment avec sa mère aux éditions la Martinière). Elle aimerait aussi booster le coin épicerie de Nanashi, où l’on peut déjà trouver des fruits et légumes, du bon savon de Marseille, des tisanes franciliennes (marque L’herbier de Milly-la-Forêt), de la confiture de tomates piquantes italiennes, des jouets mexicains pour enfants et d’autres choses encore...

Mais il y a plus urgent. Six mois à peine après le premier, un deuxième Nanashi doit ouvrir ces jours-ci, dans le Marais, au 57 de la rue Charlot. Autre quartier, autre volume (une salle lumineuse tout en longueur), mais « la même proposition culinaire », promet Kaori Endo, qui se prépare à sa manière à cette nouvelle aventure. Gentiment. Sereinement.

(Photos : DR. Illustrations : Nicolas Hubesch.)

C'est une bien belle adresse parce que...

Le lieu est apaisant. Une salle aussi grande et calme dans un quartier plutôt habitué aux fast-food riquiquis, ça repose. Au Fooding, ils disent même « poésie berlinoise » et « classe américaine ».

La cuisine assure. Un peu cher ? Pas très copieux ? C’est vrai, mai c’est simple, bon, sain, et suffisamment original pour qu’on y revienne

L’esprit est agréable. Qu’on vienne prendre un verre en soirée, bruncher le week-end ou faire la fête à l’occasion, on se sent bien, comme les serveurs, drôlement souriants.

+ de photos

  • Nanashi
  • Nanashi
  • Nanashi

3 Messages de forum

  • Nanashi : à éviter ! 9 octobre 2011 16:46, par Rodie

    C’était chez Nanashi rue Charlot.
    A première vue, c’est tentant, mais les plats sont très loin d’être copieux, leur description est approximative et il ne faut pas compter sur les serveurs pour nous aider... sachant qu’ils nous ont rajouté 4 commandes que nous n’avions pas prises (ce n’est plus de l’erreur, ni de l’incompétence, mais de l’a-compétence). Bonjour, merci, au revoir y sont des mots inconnus. En plus, c’est cher !

    Répondre à ce message

  • J Gateway is also near elite schools such as Fuhua Primary School and St Anthony Primary School. Yuhua Primary School and Shuqun Secondary School are also around in the area. Jurong J Gateway

    Répondre à ce message

Commenter cet article

 

Suivez BienBeau.fr

  • F
  • T
  • rss

Partagez BienBeau.fr

Abonnez-vous

Chaque semaine découvrez une bien belle adresse testée pour vous et toute notre actu.

 

©BienBeau.fr 2010 | Site propulsé par Spip2Mentions légales